Dans son allocution, le 10 décembre dernier, le Président de la République a annoncé une accélération des mesures afin d’améliorer le pouvoir d’achat des Français et de renforcer la justice fiscale. S’il a fermement condamné les violences qui ont eu lieu dans notre pays ces dernières semaines, il a reconnu que la crise que nous traversons est le résultat de 40 années de malaise à laquelle une réponse suffisamment rapide et forte n’avait pas encore été apportée.

Emmanuel Macron a, ainsi, annoncé un nouveau contrat pour la Nation, grâce à une accélération des mesures annoncées lors de sa campagne. Ces mesures viendront compléter celles annoncées par le Premier ministre la semaine dernière : Annulation de la hausse des taxes sur le carburant prévue au 1er janvier 2019, suspension de la mise en œuvre des nouvelles modalités du contrôle technique, absence d’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz cet hiver.

Quel nouveau contrat pour la Nation ?

  1.  Le travail doit mieux payer : Accélération des efforts pour le pouvoir d’achat des Français

Concernant le SMIC :

En 2019 le revenu d’un salarié au SMIC augmentera au total de 100 euros nets par mois, sans que cela ne représente un coût supplémentaire pour l’employeur.

Pour cela, le Gouvernement va accélérer considérablement le calendrier d’augmentation de la prime d’activité. Adossée à la baisse – déjà effective – des cotisations sociales pour tous les salariés depuis le 31 octobre, cette mesure bénéficiera à près de 2,6 millions de ménages en 2019.

Qui est concerné ?

  • Un célibataire sans enfant au SMIC touchera en 2019 : 1 210€ de salaire net et 220€ de prime d’activité, soit 1 430€ (contre 1 307€ en décembre 2017).
  • Un couple touchant chacun le SMIC, avec 2 enfants, percevra en 2019 : 2 420€ de salaire net et 365€ de prime d’activité, soit 2 785€ (contre 2 534€ en décembre 2017).

Vous trouverez plus d’informations sur la prime d’activité ici.

Concernant la CSG pour les retraités :

En 2018 le Gouvernement a procédé à une hausse de la CSG pour une partie des retraites afin de financer l’allègement des charges pesants sur les actifs. Le gouvernement a entendu leur mécontentement et, dès le 1er janvier 2019, près de la moitié des foyers de retraités qui ont supporté la hausse de la CSG seront ramenés au taux initial (retour de 8,3 % à 6,6 %) : il n’y aura donc plus que 30% des retraités concernés par la hausse de la CSG.

Les retraités concernés par l’annulation de la hausse sont :

  • Ceux dont le revenu fiscal de référence se situe entre 14 548 € et 22 354 €, soit un revenu mensuel total entre 1380€ et 2000€ net.
  • Les couples de retraités dont le revenu fiscal de référence se situe entre 14 548 € et 34 200 €, soit un revenu mensuel total entre 1380€ et 3000€ net.

Cela représentera 3,7 millions de foyers.

Concernant la prime exceptionnelle défiscalisée :

Toutes les entreprises qui le peuvent sont incitées à verser à leurs salariés une prime exceptionnelle de fin d’année, jusqu’à 1 000€ par salarié, sans impôts ni charges.

Cette prime ne sera pas obligatoire, afin de tenir compte de la situation des entreprises, toutes n’étant pas en capacité de la verser.

Certaines entreprises comme Orange ont déjà annoncé verser une prime de 1000€ à leurs salariés.

Concernant les heures supplémentaires :

A partir de 2019 les salariés ne paieront pas de charges sociales et d’impôts sur les heures supplémentaires qu’ils effectueront.

2. Renforcer la justice fiscale

Les dirigeants des grandes entreprises françaises devront payer leurs impôts en France. De plus, les grandes entreprises qui réalisent des profits en France devront payer l’impôt français.

Par exemple, Google a déjà annoncé être prêt à payer la future taxe sur le chiffre d’affaires publicitaire réalisé sur Internet que la France veut instaurer en 2019.

Il n’est pas question de revenir sur la transformation de l’ISF, qui a été supprimée pour ceux qui investissent dans l’économie française et créent de l’emploi.

 

  1. Renforcer le grand débat national

Des débats au plus près du terrain seront organisés sur les :

  • Questions institutionnelles (exemple de la prise en compte du vote blanc, de la participation plus directe des citoyens, de la représentation)
  • Questions de l’équilibre de notre fiscalité
  • Questions du quotidien pour faire face au changement climatique (comment se déplacer, se loger, se chauffer, etc.)
  • Questions de l’organisation de l’État, aujourd’hui trop centralisé à Paris, et de celle du service public dans tous nos territoires
  • Questions concernant l’immigration, et plus globalement de l’identité de notre Nation

Ce débat, auquel chacun pourra participer, sera mené en priorité par les Maires qui le souhaitent. Le Président a annoncé vouloir tous les rencontrer, région par région.

Je continuerai à venir à votre rencontre, comme je l’ai fait jusqu’à maintenant, en prenant une part importante dans ces débats.

Je vous rappelle que vous pouvez toujours m’écrire en attendant au : zivka.park@assemblee-nationale.fr