Depuis le début de la pandémie, le Gouvernement est pleinement mobilisé pour faire face et protéger le pays des conséquences économiques et sociales de la crise de la Covid-19.

Depuis 6 mois, les députés de la majorité ont été étroitement associés à la co-construction de ce plan majeur. Nous poursuivrons notre travail au côté de l’exécutif au Parlement avec l’examen du PLF2021 qui concrétisera ces engagements et dans nos circonscriptions, pour nous assurer que toutes ces mesures soient mises en œuvre dans nos territoires le plus rapidement possible grâce à la mobilisation de tous les acteurs de terrain.

La relance ne commence pas en septembre, elle est en marche depuis le début de cette crise avec des mesures qui ont prouvé leur efficacité : chômage partiel, PGE, fonds de solidarité, report ou exonération de charges, soit 470 milliards d’euros d’engagements de l’État. C’est cette réponse immédiate et forte qui a permis d’amortir le premier choc.

Avec la rentrée, même si le virus circule toujours, il est temps que le pays se tourne vers l’avenir. Ainsi, le Premier ministre a présenté le 3 septembre 2020 le plan “France Relance”, une feuille de route pour la refondation économique, sociale et écologique du pays. Ce plan est le résultat d’une large concertation nationale mise en place pour tirer les enseignements de la crise et s’inscrit dans la continuité des chantiers engagés depuis le début du quinquennat.

L’objectif : 100 milliards d’euros pour bâtir la France de 2030, sauver nos emplois et nos entreprises, aujourd’hui mais aussi demain. 

Les moyens consacrés par le Gouvernement et l’Europe sont conséquents et se veulent à la hauteur des enjeux : 100 milliards d’euros, soit ⅓ du budget annuel de l’État. 40% ont été financés par l’Union européenne, des fonds mobilisables par les États membres jusqu’en 2026 et remboursables jusqu’en 2058.

Le plan de relance permet à notre Nation de se positionner sur des secteurs d’avenir pour (re)créer de la valeur en France et les relais de croissance de demain. Il a pour vocation à susciter de nouvelles opportunités pour la jeunesse, celles et ceux qui souhaitent se reconvertir ou acquérir de nouvelles compétences. Il doit aussi permettre à la France, comme à l’Europe, de confirmer sa robustesse et son attractivité dans le concert international des Nations.

La relance prendra vie au sein des territoires et donnera naissance à une société du mieux vivre : plus durable, plus solidaire, plus indépendante, conformément aux aspirations des Français.

C’est un plan de long terme pour préparer la France de 2030 autour de trois piliers :

Accélération de la transition écologique : 

Un investissement sans précédent de 30 milliards soit un tiers du plan de relance

L’investissement dans la transition écologique à lui seul est plus massif que l’intégralité du plan de relance de 2008. C’est aussi un engagement à la hauteur de celui réclamé par les experts pour réussir à atteindre les objectifs fixés par les accords de Paris.

  • Transports : ferroviaire (4,7 milliards pour les petites lignes, les trains de nuit et le fret), vélo et transports du quotidien (1,2 milliards).
  • Rénovation énergétique : 4 milliards pour les bâtiments publics, 2 milliards pour les logements privés, 500 millions pour les logements sociaux et 200 millions pour les PME et les TPE. Augmentation de MaPrimeRenov, ouverte à tous les Français.
  • Energie, décarbonation et technologies vertes : hydrogène vert (2 milliards), décarbonation de l’industrie (1,2 milliard), investissement dans les technologies vertes (3,4 milliards).
  • Agriculture et alimentation : revenir au local et une alimentation saine avec au total 1,2 milliard pour une agriculture durable, le soutien au bio, aux circuits courts, au renouvellement de matériel.

Souveraineté et compétitivité économique : 

Une enveloppe de 34 milliards pour permettre à nos entreprises de gagner en compétitivité et à la France de prendre pleinement sa souveraineté industrielle, notamment dans les secteurs stratégiques.

Délocaliser massivement était une erreur stratégique majeure, il faut relocaliser des industries à forte valeur ajoutée grâce notamment à la baisse de 10 milliards € par an des impôts de production à partir de 2021.

  • Baisse massive de la fiscalité sur les entreprises (baisse de moitié de la CVAE, des impôts fonciers et diminution de la CET). Cette baisse bénéficiera à tous les secteurs, mais en particulier à l’industrie (37% du bénéfice des diminutions) et au commerce (15%). Elle bénéficiera aussi à tous les types d’entreprises (42% pour les ETI, 32% pour les PME/TPE et 26% pour les grandes entreprises).
  • Garantir aux entreprises des fonds propres et trésorerie sur le long-terme : 3 milliards pour le soutien au financement des entreprises.
  • 1 milliard pour la relocalisation dont 600 millions pour investir dans les secteurs stratégiques pour l’avenir (santé, électronique, 5G, intrants industriels et agroalimentaire) et 400 millions pour des projets dans les territoires d’industrie.
  • Relever le défi numérique : 385 millions pour la mise à niveau numérique des ETI/PME et TPE, 1,5 milliard pour l’État et les territoires.

Cohésion sociale et territoriale : 

Ce plan est un plan pour l’emploi et pour l’avenir. Il s’agit donc de lutter sans compter contre le chômage et d’investir massivement dans les compétences pour préparer les emplois de demain.

  • Plan jeune (6,7 milliards d’euros) avec des aides à l’embauche, à la formation et des emplois aidés.
  • Mise en place d’un bouclier anti-chômage (7,6 milliards) avec la mise en place de l’activité partielle de longue durée.
  • Montée des compétences pour changer cette crise en opportunité : 1 milliard pour France compétence et pôle emploi, 900 millions pour un programme d’investissement dans la formation.
  • Egalité dans les territoires : haut débit partout/soutien aux associations de lutte contre l’exclusion
  • Solidarité : revalorisation de l’ARS.

Avec ce plan, nous faisons le choix stratégique de l’investissement. Nous soutenons la demande en sauvant des emplois, en soutenant les secteurs économiques fragilisés (exemple du secteur automobile) et les plus fragiles. Lorsqu’on aide les ménages précaires ou les étudiants, lorsqu’on fait la prime à la conversion, c’est du soutien à la demande. Nous paierons toutes ces dépenses par la croissance et non pas par l’impôt : nous refusons toutes les augmentations d’impôts et ce sera le cas également pendant le PLF.

Ce plan marque également une étape historique pour l’Europe, qui en financera 40 milliards d’euros.

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