Après des interventions au sein de lycées du territoire et un dialogue avec des acteurs de l’éducation, des lycéens et de leurs parents, j’ai pu constater que des questions demeuraient quant à la mise en œuvre de la réforme du baccalauréat.

Ainsi, j’ai interpellé le ministre de l’Education Nationale sur:

➡️ l’organisation de la carte des spécialités et la nécessité d’intégrer la notion de territoire dans les politiques éducatives.

➡️ la nécessité d’anticiper les freins à la mobilité pour les lycéens qui souhaiteront mener un projet bien déterminé.

A toutes ces questions, Jean-Michel BLANQUER a rappelé que la réforme du baccalauréat:

 a pour objectif l’élévation du niveau général;

 intégre l’exigence de justice sociale et l’enjeu de justice territoriale en ce qui concerne les implantations de spécialités (en proposant des spécialités attractives dans les établissements qui avaient besoin de gagner en attractivité);

(Il y a eu de la part des rectorats une vision territoriale et d’équité pour permettre repartition des enseignements de spécialités).

 et que cette réforme introduit un vecteur d’équité car elle permettra à l’élève de se déterminer sur des spécialités beaucoup plus larges.

 

FOCUS: Le réforme du baccalauréat

 

Deux raisons principales justifient la réforme du bac portée par le Ministre de l’éducation, M. Jean-Michel Blanquer. D’une part le bac ne prépare pas assez efficacement aux études supérieures auxquelles il donne pourtant accès – 90% de réussite à l’examen mais 60% d’échec en licence, et d’autre part il concentre un grand nombre d’épreuves sur un temps très court.

Pour remédier à ces problèmes, le Ministre de l’éducation a engagé une réforme construite par la consultation, la concertation et de concert avec les lycéens et leurs représentants élus. 

Pour aider le lycéen à définir son parcours, le nouveau bac propose un accompagnement toute l’année pour choisir un parcours sur-mesure en fonction de ses goûts et de ses ambitions.

Les épreuves finales du baccalauréat compteront pour 60% de la note. En fin de première, chaque lycéen présentera comme aujourd’hui une épreuve anticipée de français, écrite et orale. En Terminale, quatre épreuves finales sont prévues, deux épreuves écrites de spécialité portant sur les disciplines que le lycéen aura choisi d’approfondir au cours de son parcours, une épreuve de philosophie et une épreuve orale finale (présentation d’un projet préparé depuis la première en fonction des spécialités choisies). 

Le contrôle continu, qui comptera pour 40% de la note finale, permet de valoriser la régularité du travail des lycéens. Le lycéen passera des épreuves communes dans les différentes disciplines qu’il étudie, sur le modèle des « bacs blancs » actuels (30 % de la note finale). Les bulletins scolaires seront pris en compte pour valoriser les progrès des élèves au lycée. Ils représenteront 10% de la note finale.

Cette réforme modifie le cadre des séries. Pour la voie technologique, les séries sont maintenues. En revanche, pour la voie générale, les séries S/ES/L n’existeront plus à partir de la rentrée 2019.

En résumé, la réforme du bac rend ce dernier plus moderne (ouverture aux enjeux contemporains avec le numérique et l’écologie dans les enseignements), plus juste (prend en compte le travail des lycéens sur deux ans) et l’adapte à chacun (parcours personnalisé).