Amélioration des transports du quotidien

  • Quelles améliorations pour le RER D ?

Le RER D est une ligne structurante accompagnant 615 000 voyageurs et parcourant 2 000 km par jour. La hausse rapide du trafic (195 000 voyageurs en 1995 contre 614 000 en 2015) s’accompagne d’une baisse tendancielle de la qualité du service avec une ponctualité toujours insatisfaisante. En moyenne, les enquêtes indiquent que seulement 50 % des usagers sont satisfaits contre 67 % sur les lignes Transilien.

Ces retards sont liés à des problèmes structurels comme la longueur de la ligne (194 km), sa complexité avec 5 bifurcations, les conflits de circulation du nœud de Corbeil, et des horaires en gares qui ne sont plus adaptés aux temps de montée et descente des voyageurs.

Dans le cadre de la concertation sur le Service Annuel du RER D pour 2019, j’ai participé à un groupe de travail sur les branches du Nord (Gares du Nord à Creil) et central (Gare de Lyon à Gare du Nord) le 16 octobre 2017. Nous avons, notamment, abordé les thèmes suivants :

  • La situation intenable des voyageurs de la branche Nord due à une mauvaise ponctualité et une fréquence inadaptée des RER
  • La suppression des RER sur la branche Nord
  • La rénovation et la modernisation du matériel
  • Les améliorations proposées dans le cadre du Service Annuel 2019

Les améliorations sur lesquelles s’est engagée la SNCF :

A court-terme, la nouvelle offre Service Annuel 2019 apporte des solutions structurelles immédiates :

  • Amélioration de la ponctualité (baisse des retards de 25%) grâce à une réduction des bifurcations dans le Sud de la ligne (le nœud de Corbeil représentent en effet 50% des retards) réduisant ainsi l’effet papillon sur le reste de la ligne avec la suppression des conflits de circulation.

Les horaires seront aussi ajustés plus finement pour réduire le nombre et l’impact des incidents et les correspondances seront optimisées.

Avoir plus de trains à l’heure, c’est diminuer le nombre de trains supprimés (en particulier au nord de Goussainville).

De nouveaux objectifs de ponctualité ont été contractualisés : 90% de ponctualité sur le RER D et 95% sur les branches mises en correspondance une fois les nouveaux trains Regio 2N déployés fin 2019.

  • Ajout de trains sur les branches les plus chargées pour doubler la fréquence des trains entre le Plateau et Paris et ajout de 3 trains (7500 places) en pointe du matin entre Melun et Paris.
  • Renouveler 100% des trains entre 2021 et 2025 (2 milliards d’euros) avec des RER NB plus fiables, plus confortables et plus sûrs, avec un système de vidéo protection dans l’ensemble du train.

De nouveaux renforts d’offre ont également été validés :

  • Le deuxième train du matin partant d’Orry-la-Ville sera composé de doubles rames.
  • L’offre sera renforcée le week-end, avec des trains circulant systématiquement en rames doubles le samedi de 15h à 20h et le dimanche de 17h à 20h.
  • Ajout le dimanche entre Paris et Villiers-le-Bel d’un train entre 11h et 12h et 2 trains par heure entre 12h et 20h.

L’entrée en vigueur du service annuel 2019 avec la nouvelle offre est prévue le 9 décembre 2018.

 

La refonte de l’offre du RER D propose aussi des investissements massifs à horizon 2025, afin de :

 

    • Mettre en place NExTEO, un système de signalisation haut débit, pour accompagner la hausse du trafic (250 millions d’euros). Il permettra aussi d’améliorer la ponctualité en automatisant la conduite sur le tronçon central du RER D. NExTEO permettra de faire passer plus de trains sur la ligne, et en particulier d’atteindre l’objectif de faire passer 32 trains par heure et par sens dans le tunnel
    • Mettre en place l’interconnexion avec la ligne 15 du Grand Paris Express à Vert-de Maisons (horizon 2022) et à St-Denis (horizon 2027).

Par ailleurs, en Novembre 2017, dans le cadre des Assises de la Mobilité, les associations NORD et SADUR m’ont fait remonter leurs propositions afin d’alimenter le travail groupe sur les mobilités à l’Assemblée Nationale.

Quelques pistes :

Pour réduire les fractures sociales et territoriales engendrées par le RER D mais aussi dans le but d’optimiser l’intermodalité́ des transports ferroviaires, deux solutions ont été proposées par des élus de communes du nord de la ligne D dans une lettre ouverte aux candidats aux élections régionales :

  • La création d’un quai de retournement en gare de Fosses qui pose aujourd’hui des problématiques techniques et financières.
  • L’arrêt des TER en gare de Fosses/Louvres/Les Noues : Cette solution est approuvée par Stéphane Beaudet, d’IDF Mobilités, lors du « Comité Ligne RER D » de décembre 2017.

Concernant ces enjeux, des pistes sont évoquées pour le moment et passeront par une négociation avec les Régions.

  • Notre combat pour le maintien de la réalisation de la ligne 17, un projet sans précédent

Le Grand Paris Express (GPE), géré par la Société du Grand Paris (SGP), a pour mission de concevoir et élaborer le schéma d’ensemble et les projets d’infrastructures composant le réseau de transport public du Grand Paris et d’en assurer la réalisation. Ce projet, initialement chiffré à 25,5 Milliards d’investissements, créera quatre nouvelles lignes : les lignes 15, 16, 17 et 18. Dans ce projet sans précédent ce sont, au total, 200km de lignes nouvelles qui seront construites, ce qui représente un doublement de métro actuel.

La ligne 17 servira 6 nouvelles gares entre le Bourget RER et le Mesnil-Amelot, et représentera un intérêt particulier pour la 9ème circonscription avec un gain de temps considérable :

  • 31 min gagnées pour le Triangle de Gonesse – La Défense
  • 42 min pour le Triangle de Gonesse – Saint-Denis Pleyel
  • 32 min pour le Triangle de Gonesse – Aéroport CDG
  • 44 min pour le Triangle de Gonesse – Saint Lazare
  • 59 min pour le Triangle de Gonesse – Noisy-Champs

La ligne 17 engagera une nouvelle dynamique de développement territorial en permettant :

  • De désengorger cette zone où se trouve l’axe routier le plus fréquenté de France et d’Europe (l’autoroute A1)
  • D’améliorer l’accès des populations à l’emploi (en les reliant à Paris et aux différents pôles économiques de la région)
  • D’assurer une liaison efficace entre l’aéroport et les deux principaux quartiers d’affaires (La Défense et la Plaine Saint-Denis)
  • D’œuvrer à la transition écologique en facilitant le report modal des déplacements.

Sa mise en service devait initialement s’effectuer en 2 temps :

  • En 2024 entre le Bourget et l’Aéroport Charles de Gaulle
  • En 2030 entre CDG et le Mesnil-Amelot.

Si la ligne 17 contribuera au désenclavement de notre territoire, sa réalisation a pourtant été remise en question par le Gouvernement, notamment sur les conditions de financement et de calendrier de réalisation.

Particulièrement concernée par cette problématique, j’ai décidé d’accentuer la pression sur le Gouvernement pour le maintien de cette ligne.

A plusieurs reprises, j’ai rappelé au Premier Ministre et à la Ministre des Transports l’absolue nécessité de maintenir la réalisation de la ligne 17 dans son tracé initial jusqu’à l’aéroport Charles De Gaulle.

L’Est du Val d’Oise est un territoire enclavé et mal desservi par les transports en commun. Il était primordial que la seule station du Grand Paris Express, celle du Triangle de Gonesse, soit maintenue.

Avec 7 Députés et Sénateurs LREM du Val d’Oise et de Seine et Marne, nous avons édité un communiqué de presse afin de manifester notre mobilisation en faveur de ce projet majeur qui permettra de répondre aux priorités de nos territoires que sont l’emploi et la qualité de vie de ses habitants. En effet, certains projets structurants pour le territoire sont tributaires de la réalisation de cette ligne.

Pour répondre aux craintes des élus territoriaux et des habitants du Val d’Oise, notamment après la manifestation « Le Grand Roissy mérite la Ligne 17 », j’ai demandé le 7 décembre 2017 à Madame la Ministre chargée des transports, des précisions sur le calendrier de réalisation de la ligne 17 du GPE.

Cette dernière a confirmé que « ni l’opportunité ni le schéma d’ensemble de ce projet ne sont remis en cause par le Gouvernement » mais elle a rappelé que « des évolutions récentes méritent notre attention », notamment la réévaluation de 40% du projet, soit plus de 10 milliards d’euros.

Le 15 janvier 2018 j’ai demandé au premier ministre d’être associée plus étroitement aux réflexions et aux décisions du GPE, plus particulièrement concernant la ligne 17. Je lui ai, par ailleurs, fait part de mes inquiétudes concernant l’éventuel report du calendrier de la réalisation de cette ligne et de son arrêt à l’aéroport Charles de Gaulle sans prolongement jusqu’au Mesnil-Amelot, tel que prévu dans le projet initial.

Le Premier ministre a affirmé le 22 février 2018 “la volonté de l’État de mener à bien ce projet à l’horizon 2030 dans toutes les composantes initialement prévues et de le rendre totalement irréversible“. Pour autant des difficultés ont amené le Gouvernement à revoir sa feuille de route initiale en raison :

  • Des difficultés financières pointées par la Cour des comptes qui a annoncé que la prévision des coûts à terminaison devait passer de 25 à 35 milliards d’euros.
  • Des difficultés de calendrier: Le calendrier de mise en service tel qu’il avait été annoncé ne correspondant plus à la réalité.

Ainsi, deux priorités ont été conclues pour une mise en service à horizon 2024 :

  • Mise en service des lignes qui bénéficient au plus grand nombre de Franciliens : extensions de la ligne 14 au Nord et au Sud (jusqu’à l’aéroport d’Orly), tronçon commun des lignes 16 et 17 entre Saint-Denis-Pleyel et Le Blanc-Mesnil, et ligne 15 Sud
  • La ligne 16 entre Le Bourget RER et Clichy-Montfermeil, qui est un axe de cohésion majeur pour la métropole du Grand Paris.
Concernant la ligne 17 :

 

  • Les procédures de marchés pour la réalisation de la ligne 17 Nord jusqu’au Triangle de Gonesse seront engagées sans délai par la SGP avec comme objectif une mise en service au plus tard en 2027.
  • La ligne sera ensuite prolongée jusqu’au Mesnil-Amelot au plus tard en 2030. La procédure d’appel d’offre permettra de savoir s’il est techniquement possible de desservir la gare du Bourget Aéroport avant les JO de 2024.

De plus, Monsieur le Premier Ministre m’a assuré qu’il avait demandé d’accompagner cette décision par un ensemble de projets plus légers permettant d’améliorer rapidement la mobilité des Franciliens (sites propres tramway et bus, aménagement de pôles multimodaux …) avec une attention toute particulière aux interconnexions.

Dans le cadre de la commission DDAT nous avons auditionné Thierry Dallard, président du directoire de la Société du Grand Paris le 11 avril 2018. A cette occasion j’ai pu l’interroger sur les défis techniques, les moyens humains et les compétences nécessaires à ce projet. Je lui ai aussi demandé quelles garanties il pouvait déjà apporter sur le nouveau calendrier.

Thierry Dallard m’a assuré que les garanties étaient mises sur les moyens et les méthodes afin que la capacité de maitrise d’ouvrage soit rapide. La question des moyens humains et ses compétences se posent, notamment par un défi de formation des formations en IDF pour la réussite de ce projet. Pour autant, savoir si la fiscalité de l’IDF suffira ou si l’on devra aller au-delà n’est pas encore une question à laquelle il peut répondre.

  • Mon engagement sur les routes

En octobre 2017, un Conseil d’Orientation des infrastructures a été installé, réunissant des experts et des élus. Après une large consultation, ce conseil a présenté en février dernier un rapport montrant que ces dix dernières années, les moyens consacrés à ce réseau ont été insuffisants et le renouvellement n’est pas assuré de façon satisfaisante.

En 2018, le Gouvernement a augmenté les crédits consacrés à l’entretien et à la modernisation du réseau routier : ils s’élèvent actuellement à 800 millions d’euros. Les services du ministère estiment qu’il faudrait progressivement relever le budget annuel consacré à l’entretien et à l’exploitation du réseau pour le porter à 1 milliard d’euros afin de garantir l’état du réseau d’ici à 2027.

 

Concernant l’effondrement du viaduc de Gennevilliers :

Le 15 mai 2018 le mur du soutènement de l’autoroute A15, au niveau du viaduc de Gennevilliers s’est affaissé. Cet effondrement a entraîné une fermeture du pont ainsi que de l’autoroute A15 dans le sens Paris-province pendant 4 jours, ce qui a très fortement perturbé le trafic pour les 190 000 véhicules empruntant quotidiennement le viaduc. Cela a bien évidemment posé des problèmes de sécurité pour nos concitoyens qui empruntent quotidiennement ces routes, notamment dans un territoire où l’offre de transports est limitée et qu’il faut désenclaver.

Si les travaux de sécurisation après l’effondrement sont achevés, les travaux de réparation du mur de soutènement n’ont commencé qu’en septembre et devraient, d’après les estimations, durer plusieurs mois (jusqu’en mars).

Dans une question écrite le 3 juillet dernier j’ai interpellé Mme la Ministre chargée des transports sur la dégradation des conditions de circulation mais aussi de vie des usagers de la route dans le Val-d’Oise suite à cet évènement. Je lui ai demandé le calendrier précis des travaux de réparation du mur de soutènement ainsi que les mesures compensatoires éventuellement envisagées pour les usagers empruntant chaque jour le viaduc.

Mme Borne a répondu que ce mur n’avait pas pour fonction de porter le viaduc qui n’en était donc pas fragilisé. En parallèle à ces opérations réalisées, la procédure de marché public pour le choix des entreprises de travaux a été engagée selon une procédure réglementaire accélérée, le 6 juillet.

Les travaux de réparation du remblai et de la chaussée ont débuté et devraient durer jusqu’à début 2019. Pour arrêter la dégradation du réseau, un effort budgétaire doit être consenti. En 2018, un peu plus de 800 M€ seront consacrés à l’entretien et l’exploitation du réseau, à comparer aux 670 M€ dépensés en moyenne annuelle ces 10 dernières années.

Concernant le plan de sauvegarde des routes nationales :

Le 17 mai 2018, lors de la séance de questions au Gouvernement, j’ai interpellé Mme la ministre chargée des transports concernant le plan de sauvegarde des routes nationales et l’affaissement du viaduc de Gennevilliers qui a perturbé la circulation dans l’ensemble du département du Val d’Oise. Les points suivants ont été abordés :

  • L’augmentation nécessaire des crédits consacrés à l’entretien et la modernisation du réseau routier. Aujourd’hui, 50 % des surfaces de chaussée sont à renouveler, 50 % des routes n’ont pas de marquage au sol et près d’un pont sur dix est en mauvais état.
  • L’absolue nécessité d’un plan de sauvegarde des chaussées eu égard aux problèmes de sécurité que pose la détérioration rapide du réseau national routier. 47% des accidents dépendant de facteurs liés à l’état des infrastructures.
  • La mise en œuvre factuelle et rapide de cet effort
Réponse de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot :

Mr le Ministre nous a présenté les objectifs du plan de sauvegarde des routes nationales, à savoir la mise en œuvre des politiques de mobilité dans les transports du quotidien, la lutte contre la congestion, l’accès à l’emploi et l’organisation de nos systèmes logistiques.

Il nous a assuré que le Gouvernement travaillait à ce que la route de demain soit plus propre, plus innovante, plus connectée et plus sûre, grâce aux véhicules électriques, aux véhicules autonomes, au vélo, au covoiturage et à l’autopartage.

Concernant les travaux, Mr Hulot nous a dit que, dans la plupart des cas, il ne s’agissait pas nécessairement de grands travaux, mais d’aménagements simples. S’y ajoutent l’entretien et le désenclavement routiers, méritant de dégager des moyens suffisants et pérennes.

Dès 2019 un plan de sauvegarde des routes et un plan de priorisation des itinéraires structurants seront mis en place, pour mettre en œuvre les engagements qui ont été pris dans le cadre des contrats de plan État-Région. C’est un des objets de la future loi d’orientation sur les mobilités.

Focus sur la LOM :

Dans le projet de loi orientation des mobilités une attention particulière sera ainsi apportée à la sécurité des ponts et l’entretien du réseau existant :

  1. L’augmentation des crédits consacrés à l’entretien des routes nationales de +100M€ par an dès 2018, en portant de 700 à 800M€ nos dépenses annuelles, et le gouvernement ira plus loin encore dans les prochaines années.
  2. La mise en place d’un Conseil d’orientation des infrastructures, composé d’élus et d’experts, pour recommander au Gouvernement de façon indépendante ce que devrait être « une bonne stratégie » pour nos infrastructures.

La commande d’un audit sur l’état du réseau routier national, dont les conclusions ont été rendues publiques en juillet pour connaître les besoins précis. Ce dernier a montré qu’il n’y a pas de situation d’urgence pour nos infrastructures, mais il y a une vigilance à avoir : l’audit indique que 7% de nos ponts nécessitent des réparations dans les années qui viennent.

Visite de la Ministre des Transports Elisabeth Borne à la communauté d’agglomération de Roissy: 

La Communauté d’agglomération Roissy-Pays-de-France a reçu début janvier, Madame la Ministre Chargée des transports, Elisabeth Borne. Cette réunion a constitué l’occasion d’engager un dialogue constructif et de vérité avec les élus locaux sur la loi mobilités, pour laquelle j’ai été désignée rapporteure.

Elle a également permis aux élus locaux d’interpeller l’Etat sur les problématiques de transport du territoire et surtout d’obtenir des réponses concernant le calendrier des différents travaux engagés (Francilienne, ligne 17, RER B-D).

Au cours de la séance, la Ministre Chargée des Transports, Elisabeth Borne, a affirmé que priorité de son action concernait les transports du quotidien. A ce titre, elle a rappelé que l’un des objectifs au coeur de la loi mobilités était de désenclaver les territoires.