Avec la deuxième espérance de vie la plus élevée au monde et le reste à charge le plus faible au monde, notre système de soins est aujourd’hui l’un des plus performants. Pour autant, depuis sa création il y a 60 ans, nos besoins en matière de soins ont profondément changé. Les vrais problèmes rencontrés aujourd’hui par les Français sont l’accès rapide à un médecin ou encore l’attente aux urgences. Les soignants ont, quant à eux, un sentiment de perte de sens et de manque de temps pour soigner efficacement.

 Face à ce modèle inadapté, le Président de la République et la Ministre de la Santé ont présenté le plan « Ma santé 2022 » pour transformer le système de santé dans sa globalité. Le résultat attendu est un système recentré sur les patients et orienté sur la prévision et la qualité à travers une meilleure organisation des professionnels de santé, au bénéfice des patients comme des soignants.

Pour y parvenir, 3 grandes orientations ont été définies :

 

  1. Regagner du temps médical afin de permettre à tous les patients d’accéder aux soins
  • En formant mieux le personnel médical via la suppression du numerus clausus et la mise en place d’un système de sélection diversifiant le profil des étudiants et laissant plus de place à la pratique.
  • En créant 4 000 postes d’assistants médicaux pour seconder les médecins de ville (accueil des patients, prise de tensions, etc.) leur permettant ainsi de gagner du temps pour se concentrer sur le diagnostic.
  1. Créer un collectif des professionnels de santé afin que les patients soient bien orientés
  • En créant des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) pour que tous les professionnels d’un territoire s’organisent pour répondre ensemble aux besoins de la population en assurant, notamment, des urgences de ville pour décharger les urgences hospitalières.
  • En créant 400 postes de médecins généralistes salariés dans des déserts médicaux.
  • En labellisant dès 2020 les premiers « hôpitaux de proximité » dans une logique de gradation des soins entre soins de proximité et soins spécialisés. L’objectif est de reconnaitre entre 500 et 600 établissements grâce à un investissement sans précédent de 400 millions d’euros.
  1. Garantir des soins de qualité
  • En limitant progressivement la part de financement à l’activité et à l’acte, pour qu’elle ne représente pas plus de 50 % des modes de financement de l’hôpital. 
  • En créant des financements au forfait pour la prise en charge du diabète et de l’insuffisance rénale à l’hôpital dès 2019 qui seront élargis à partir de 2020 à d’autres pathologies.
  • En évaluant la qualité des soins à partir de l’expérience des patients en leur demandant de donner leur satisfaction de l’acte qu’ils ont subi.
  • En remettant le soignant au cœur de l’organisation, notamment par l’élargissement des compétences de la commission médicale d’établissement pour renforcer la participation des médecins au pilotage des hôpitaux.
  • En permettant une prise en charge précoce pour l’autisme et un soutien des familles pour la garde d’enfants handicapés (+30% pour le complément mode de garde, soit 140€)

Ces mesures seront traduites dans un premier temps dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale. Concrètement, Ma Santé 2022 permettra le début de la mise en œuvre du reste à charge zéro pour les patients et créera une aide à l’accès aux complémentaires santé pour 1,4 millions de personnes à travers 500 millions € d’investissement.