Le projet de loi « pour une école de la confiance » entré en discussion à l’Assemblée nationale le lundi 11 février 2019,  engage une nouvelle étape dans la transformation de notre système éducatif.

Ce projet de loi est une nouvelle étape dans la transformation de notre système éducatif, après le lancement de réformes essentielles ces 18 derniers mois comme le dédoublement des classes en CP/CE1 en REP/REP+, le nouveau lycée, le nouveau baccalauréat, et la nouvelle voie professionnelle. 

Ce projet de loi incarne en particulier l’ambition forte et renouvelée du Gouvernement pour l’école républicaine, et ce à travers une double promesse : l’élévation du niveau général des élèves et la justice sociale.

Pour être à la hauteur de ces ambitions le projet de loi « pour une école de la confiance » déploie différentes mesures.

C’est d’abord l’âge de l’instruction obligatoire qui est abaissé de 6 à 3 ans. La recherche a en effet montré que c’est entre 3 et 6 ans que l’enfant développe des compétences indispensables à l’apprentissage des fondamentaux. La nécessité de scolariser en maternelle les 26 000 élèves qui ne le sont pas encore était d’autant plus prégnante. C’est donc une mesure sociale que met en place le gouvernement puisqu’elle améliore les chances de réussite de ces enfants. 

Elle confère également une portée historique au texte de loi. En effet, depuis 1882, c’est seulement la troisième fois que l’on allonge la durée de l’instruction obligatoire.

Pour remédier à l’hétérogénéité de la formation des enseignants sur le territoire le projet de loi prévoit la création d’instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé). Le système actuel des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) laissait chaque ESPE choisir combien d’heures consacrer à quels enseignements. Avec les Inspé, l’Education nationale aura son mot à dire sur la formation des enseignants.

Le texte de loi s’engage aussi sur la voie de la pré-professionnalisation. Il prévoit ainsi d’accompagner financièrement 3000 étudiants se destinant à l’enseignement pour renforcer l’attractivité du métier de professeur. 

L’évaluation des établissements est au coeur des nouveaux dispositifs mis à disposition par la loi. Une instance d’évaluation des établissements, le Conseil d’évaluation de l’école sera créée. Elle portera sur la réussite pédagogique mais aussi sur le climat scolaire. Cette mesure qui était un engagement du président de la République met fin à une anomalie, puisque la France est l’un des derniers grands pays à ne pas avoir développé une politique nationale d’évaluation de ses établissements scolaires.

Enfin, le texte crée le statut d’établissement public local d’enseignement international (EPLEI) pour faciliter le développement de cursus en plusieurs langues, accueillant à la fois élèves étrangers et élèves français.  Ces EPLEI seront un levier d’attractivité important pour nos territoires, et seront mis en place sur leur propre initiative. 

L’objectif avec cette réforme est donc selon les propres mots du Ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer de « poser les bases d’une école qui inspire confiance – par la formation et l’évaluation – et qui crée de la confiance, en permettant la réussite et l’épanouissement de l’élève dès le début de sa vie, à 3 ans ».