Le lundi 16 novembre 2020 s’est tenu le quatrième comité interministériel du Handicap du quinquennat. Les mesures annoncées s’inscrivent dans la continuité de notre volonté inébranlable de construire une société plus inclusive.

Dès 2017, le Président de la République évoquait déjà cette conviction profonde qui nous animait tous : avancer non seulement pour les personnes handicapées, mais avec elles, comme membres à part entière et égale de notre société. C’est l’honneur de la France que de promouvoir ainsi une société plus inclusive, fraternelle et solidaire.

L’ambition poursuivie depuis trois ans est légitimement renforcée. Il s’agit de donner le pouvoir d’agir aux personnes handicapées et notamment aux jeunes, d’adapter la société pour qu’elle devienne enfin accessible, d’éradiquer les pratiques discriminatoires notamment dans l’accès à l’emploi, et enfin de reconnaître l’engagement des proches aidants.

Notre ambition est également enrichie, par le gouvernement, par la majorité parlementaire, par les associations et par tous les acteurs proches du terrains, allant des professionnels de santé, des entreprises et des citoyens, qui ont pu, dans le cadre de la conférence nationale du handicap, faire émerger plusieurs propositions.  Personne ne doit rester sur le bord de la route. Nous sommes tous concernés, et nous serons tous mobilisés !

Nous investissons sur les jeunes générations pour leur donner toutes les chances de « choisir »

Dans le cadre de la politique menée par le gouvernement, nous estimons que la prise en charge des jeunes en situation de handicap doit intervenir le plus tôt possible pour réduire au maximum les risques de sur-handicap et de perte de chance. Nous devons agir rapidement pour une prise en charge la plus précoce possible !

Partant de ce postulat,  le bonus “inclusion handicap” de 1300 euros, destiné aux crèches a été étendu. A cette mesure, des plateformes de coordination et d’orientation opérationnelles ont été créées pour permettre un diagnostic précoce. Cette mesure a profité à plus de 2 750 enfants et doit être consolidée.

Notre école doit également être ouverte et inclusive. Aujourd’hui, plus de 380 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés dans les écoles françaises. Notre engagement est infaillible, l’enjeu majeur est de garantir, à tous ces élèves, une scolarisation de qualité et adaptée. Nous y veillons !

Enfin, nous sommes déterminées à ce que chaque jeune puisse réaliser les études de son choix. Nous avons adapté Parcoursup aux personnes en situation de handicap avec la possibilité d’appeler un référent handicap pour favoriser leurs conditions d’accueil. Cet effort est poursuivi dans l’enseignement supérieur à travers des modalités d’aménagements spécifiques.

Nous garantissons l’accès à l’emploi et à la professionnalisation des personnes en situation de handicap

La construction d’une société inclusive, priorité du quinquennat, passe par un accès réel au marché du travail des personnes en situation de handicap. Mais pour qu’elles soient efficaces, les mesures en faveur de l’accès à l’emploi des personnes handicapés doivent viser l’ensemble du processus d’embauche, et notamment la phase où la personne est à la recherche d’emploi.

C’est dans ce cadre, qu’il a été décidé par le gouvernement de poursuivre la coopération entre Pôle emploi et le réseau Cap emploi pour permettre une offre d’accompagnement personnalisée. La mesure consiste à instaurer un accueil unique, qui sera généralisé à l’ensemble du territoire national dès avril 2021.

Cela se traduit par la mise en place d’une procédure moderne et innovante. La personne en situation de handicap n’est pas laissée au dépourvu, elle est accompagnée dès le début de la procédure d’embauche. Concrètement, un conseiller de Pôle emploi établit d’abord un diagnostic de la personne en situation de handicap qui cherche un emploi. Il pourra solliciter l’expertise d’un conseiller Cap emploi afin d’identifier les besoins d’accompagnement spécifiques et de compensation du handicap. A l’issue du diagnostic croisé, les deux conseillers formuleront une proposition de suivi qui sera réalisée, soit par un conseiller de Pôle emploi, soit par un conseiller de Cap emploi et qui deviendra de facto le conseiller référent du demandeur d’emploi en situation de handicap.

Cette mesure de simplification apporte le bon service, et la bonne expertise, au bon moment ! En effet, elle permettra aux personnes en situation de handicap d’avoir de véritables propositions pour sortir du chômage, souvent de longue durée et de renouer avec le monde du travail.

Dans cette logique de renforcement de l’accompagnement, le gouvernement entend mettre les moyens nécessaires, pour atteindre l’objectif de 10 000 personnes accompagnées d’ici 2022. En effet, l’enveloppe du dispositif « Emploi Accompagné » sera doublée, pour atteindre 30 millions d’euros en 2021, puis 45 millions en 2022.

Concernant les emplois dans la fonction publique : 

Les avancées de la loi de la transformation de la fonction publique du 06 août 2019 en la matière sont très importantes. Des mesures concrètes, en faveur des agents publics en situation de handicap sont venus renforcer les textes de loi antérieurs, pour plus d’égalité et plus de droits.

Le gouvernement a ordonné la création d’un référent handicap dans toutes les administrations. Leur mission sera d’accompagner les agents, non pas sur une courte durée mais tout au long de leur carrière professionnelle afin d’optimiser notamment la coordination des actions menées en leur faveur par l’employeur public.

Dans la pratique, les mesures instituées visent à permettre une intégration plus large des personnes en situation de handicap dans la fonction publique, en posant des dérogations aux règles de recrutement, notamment des concours. Il s’agit là de concrétiser une discrimination positive légitime dans la limite de la compatibilité de la personne avec les exigences de l’emploi . En effet, les employeurs publics devront obligatoirement prendre des mesures procédurales appropriées et aménagées, lors des recrutement, y compris pour des postes de responsabilité. Les aménagements peuvent notamment porter sur la durée de l’épreuve avec un temps de repos, sur le matériel, ou encore sur une aide humaine.

Il s’agit enfin de garantir une évolution de carrière et une progression valorisante. En ce sens, une expérimentation a été lancée pour permettre aux personnes handicapées bénéficiaires d’un contrat d’apprentissage dans le secteur public d’être titularisées dans la fonction publique. Le recrutement par contrat est l’avenir de la fonction publique et il doit être conforté pour les personnes en situation de handicap.

Aussi, à compter du 1er janvier 2020 et jusqu’au 31 décembre 2025, une voie dérogatoire de promotion interne est mise en place au bénéfice des fonctionnaires en situation de handicap pour leur permettre d’accéder à un corps ou un cadre d’emplois de niveau supérieur par la voie du détachement sous réserve d’avoir accompli préalablement une certaine durée de services publics.

Concernant les emplois dans le secteur privé : 

Le gouvernement a institué dès 2018, les contrats dit « Tremplin ». Cette révolution permet la conclusion de contrat entre une entreprise volontaire et une personne en situation de handicap, qui pourra forger un parcours professionnel et bénéficier des formations destinées aux salariés. Le succès de cette mesure nous a conduit à l’élargir, puisque depuis le 1er mars 2020, il suffit seulement d’être reconnu « travailleur handicapé » pour avoir accès aux contrats « Tremplin » dans les entreprises adaptées.

Corrélativement, le plan « France Relance », a permis la création d’une aide à l’embauche de 4.000 euros visant à favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap. Cette aide est prolongée jusqu’au 30 juin 2021, pour inciter les entreprises et les associations, quel que soit leur taille, à embaucher un travailleur handicapé, en CDI ou en CDD d’au moins trois mois, et rémunéré jusqu’à deux fois le Smic.  

Nous garantissons l’accès aux soins des personnes en situation de handicap

La situation sanitaire est particulièrement difficile pour les personnes en situation de handicap. Il est donc nécessaire de mettre un terme, le plus rapidement possible, aux barrières qui empêchent un accès total aux soins pour ces personnes. C’est pourquoi,  en plus des mesures d’urgence,  d’autres plus structurelles ont été adoptées. Il s’agit de déployer, dès le 1er septembre 2021, des lieux de soins adaptés et plus accessibles aux personnes en situation de handicap sur l’ensemble des territoires.

Nous nous engageons à garantir une société inclusive, universelle et démocratique

Garantir une société inclusive et universelle consiste avant tout à améliorer les conditions de vie des personnes en situation de handicap. Nous sommes dans le bon sens.

Une société universelle consiste à garantir l’accès légitime aux droits. C’est en ce sens, qu’à compter du 1er janvier 2021, la prestation de compensation du handicap va évoluer sur son périmètre et sur la durée de son attribution, bien plus large et importante.

Enfin, notre République ne peut accepter, que des personnes ne puissent exercer en toute liberté, en raison d’un handicap, leur citoyenneté. C’est pourquoi, pour une société démocratique, un renforcement considérable de l’accessibilité des campagnes électorales en 2021 et 2022 sera mis en place.

Nous nous engageons pour les proches aidants

Nous avons conscience, du rôle essentiel des aidants dans l’amélioration des conditions des personnes en situation de handicap. Il est apparu donc logique, que les aidants, qui soutiennent un proche âgé, malade ou handicapé, puisse bénéficier, à partir du 1er octobre 2020, d’un congé de trois mois indemnisé, qui pourra être renouvelé jusqu’à un an sur l’ensemble de la carrière du salarié.

Cette mesure fut une des promesses de campagne du Président de la République, et va permettre de soutenir entre 8 à 11 millions d’invisibles qui sont les acteurs de première ligne de la solidarité.

La journée internationale du handicap du 03 décembre 2020 est l’occasion de rappeler la mobilisation sans faille du gouvernement. Beaucoup a été fait. Mais beaucoup reste encore à faire pour construire une Nation qui s’enrichit de ses différences et permet à chacune et chacun de choisir sa vie !

Structures d’accueil – Val d’Oise

APF France handicap Val d’Oise – APF 95

Site internet : https://www.apf-francehandicap.org/ La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH)Pôle Information Handicap (PIH)

  • Adresse : 2 avenue du Parc, CS 20201 CERGY, 95032 CERGY-PONTOISE CEDEX
  • Email : maisonduhandicap@valdoise.fr

Fondation John BOST – SAMSAH 95Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés 

  • Adresse : 18 boulevard de la Paix, Bât 11, 95800 CERGY
  • Tél : 01 34 40 15 68

Cap’ devant ! – SAJ ” La Grande Vallée ” – Service d’Accueil de Jour

  • Adresse : 13, avenue Pierre Salvi, 95500 GONESSE
  • Tél : 01 34 07 07 45
  • Email : saj95.secretariat@capdevant.fr

Cap’ devant ! IEM « Madeleine Fockenberghe » – Institut d’Education Motrice

  • Adresse : 2 avenue Robert Schuman, 95500 GONESSE
  • Tél : 01 34 45 23 50
  • Email : iem95.secretariat3@capdevant.fr

SESSAD DE LOUVRES – Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile

  • Adresse : Rue du docteur Paul Bruel, 95380 Louvres
  • Tél : 01 39 90 20 08
  • Email : sessad95.secretariat@capdevant.fr

Association Espoir SAJH Maurice Guiot – Accompagnement médico-social d’adultes handicapés mentaux

  • Adresse :  1, impasse du Petit Moulin, 95340 Persan
  • Tél : 01 30 28 00 74
  • Email : contact.espoir@aped-espoir.fr