COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Réaction de la députée Responsable de ce texte Zivka PARK suite à l’adoption de la Proposition de loi visant à combattre le harcèlement scolaire 

Aujourd’hui, l’Assemblée nationale a voté la proposition de loi visant à combattre le harcèlement scolaire, portée Erwan Balanant et par l’ensemble des formations politiques liées à la majorité présidentielle qui ont co-signé cette proposition. La lutte contre le fléau que constitue le harcèlement scolaire doit nous réunir au-delà des étiquettes politiques.

🗣 En tant que Responsable de ce texte pour le groupe La République en Marche, je tiens à souligner :

« Cette loi, plus que des normes, appellent à une prise de conscience collective pour lutter contre le harcèlement scolaire. L’École est un lieu d’apprentissage et de socialisation qui ne peut se transformer en lieu de souffrance. C’est un phénomène complexe que les établissements scolaires ne pourront pas gérer seuls : il faut y associer tous les professionnels et les acteurs. Aussi, le délit de harcèlement scolaire que nous consacrons sera suffisamment opérant pour améliorer le traitement judiciaire. »

Depuis le début du quinquennat, la lutte contre le harcèlement scolaire et le cyber-harcèlement est une des priorités du Gouvernement et de la majorité à l’Assemblée nationale : de nombreuses mesures ont d’ores et déjà été mises en place afin de faciliter le signalement des cas et en améliorer la détection, pour sensibiliser les membres de la communauté éducative au harcèlement scolaire, et pour mieux prendre en charge les victimes

L’examen de cette proposition de loi fait aussi suite à la prise de parole du Président de la République sur la lutte contre le harcèlement scolaire lors de la journée nationale qui lui a été consacrée le du 18 novembre et les annonces suivantes :

  • Le lancement – en février 2022 – d’une application complétant le dispositif existant du 3018 face au harcèlement en ligne.
  • Le renforcement des maisons des adolescents et points d’accueil écoute jeunes.
  • Le lancement d’une expérimentation délivrant une certification à la sensibilisation aux numériques aux élèves de sixième à partir de la rentrée 2022.

L’utilisation permanente des nouvelles technologies de communication – les téléphones, les réseaux sociaux rend plus complexe encore l’appréhension de ce phénomène. Le harcèlement entre élèves se poursuit désormais en dehors l’école.

Le harcèlement scolaire a un impact profond sur la santé mentale et physique des enfants et des jeunes victimes, qui se sentent sans issue face à la pression, la peur, la honte et l’humiliation qu’ils ressentent. Il entraîne le décrochage scolaire, des phobies sociales, des troubles du sommeil et de l’alimentation, des troubles anxieux généralisés, ou encore une dépression caractérisée.

À travers cette proposition de loi, nous souhaitons agir car tout ce que nous ne gérons pas à l’école et dans la vie de nos enfants, la société dans son ensemble le paye plus tard, et avec de plus lourdes conséquences sur le long terme.

Nous nous inscrivons dans un combat mené depuis 2017, mais c’est donc une nouvelle étape dans la lutte contre le harcèlement scolaire et les violences à l’école que nous venons de franchir. Cette proposition de loi nous permet de poursuivre un double objectif :

  • D’une part, un volet préventif qui vise à élargir le droit à une scolarité sans harcèlement et à améliorer la prévention, la détection des cas et la prise en charge des victimes.
  • D’autre part, la consécration d’un volet pénal qui vise à améliorer le traitement judiciaire des faits de harcèlement scolaire, notamment par la création d’un délit autonome punissant le harcèlement scolaire. Car oui, il faut que les harceleurs comprennent que leurs actes sont punis par la loi.

La loi ne règle pas tout :

  • Ainsi, nous aurons un travail d’explication et de co-construction à effectuer auprès de tous les acteurs de la lutte contre le harcèlement scolaire – établissements d’enseignement scolaire et supérieurs, personnels médicaux et paramédicaux, magistrats, forces de l’ordre, personnels d’animation sportive, culturelle et des loisirs, parents et associations – pour qu’ils puissent se saisir de ce texte et lui donner une réalité opérante sur le terrain.
  • Tous ces acteurs, nous les visons dans ce texte, soit pour leur permettre d’être formé au harcèlement scolaire soit pour les associer à la lutte avec leur expertise propre. Oui, tous ces acteurs doivent être mobilisés et trouver le contrat qui leur permettra d’agir ensemble sur leur territoire.

Je tiens à saluer le formidable travail effectué par les associations sur le terrain, à la fois sur la sensibilisation et la prise en charge des victimes. Une société civile forte, c’est une société qui est aussi en mesure de trouver des solutions en son sein. Mais lorsqu’elle fait face à des limites, il faut aussi punir, et c’est que permettra la consécration d’un délit autonome de harcèlement scolaire.

Zivka PARK

Députée du Val d’Oise

CONTACT PRESSE : zivka.park@assemblee-nationale.fr – 06 68 34 47 75

⤵️  Pour retrouver mon intervention en tant que Responsable de texte pour le groupe La République en Marche :