Aéroports de Paris est un leader mondial dans la gestion des infrastructures aéroportuaires : la question de son avenir intéresse toute la Nation. Les débats sur la privatisation, qui sont légitimes et d’importance, suscitent des craintes allant au-delà de la cession des parts détenues par l’Etat au sein de cette entreprise.

Il nous apparait aujourd’hui crucial que les débats sur la privatisation d’ADP n’éludent pas les questions plus concrètes qui préoccupent nos territoires: ses potentiels projets de développement avec la construction éventuelle d’un 4ème terminal, ses conséquences en termes d’aménagement du territoire ou d’augmentation du trafic aérien, l’augmentation de la pollution et des nuisances sonores, l’équilibre des retombées économiques.

Nous considérons que les débats en cours sur l’avenir de l’entreprise doivent permettre de remettre au centre du jeu ces questions essentielles pour le quotidien de nombreux habitants.

En tant qu’élus du Val d’Oise et de Seine et Marne, nous continuerons à l’occasion de la deuxième lecture du projet de loi « PACTE » à suivre avec la plus grande exigence les débats et à défendre les intérêts des habitants de nos circonscriptions.

Il nous apparaît aujourd’hui essentiel de continuer le combat pour la mise en œuvre de mesures allant dans le sens d’une réduction des nuisances sonores et environnementales, et d’une amélioration de la qualité de vie des riverains.

Si nous sommes tout à fait conscients des enjeux économiques et stratégiques pour notre pays, nous sommes tout aussi attachés à ce que le développement de l’activité de cette entreprise, qui est un employeur important et un moteur de l’activité économique du territoire, ne se fasse pas au prix de la dégradation des conditions de ses habitants.

Des avancées sont nécessaires, et c’est pourquoi nous appelons le Gouvernement à ce que les conditions de reprise des parts de l’État intègrent clairement et impérativement un engagement de mise en œuvre d’un plan d’action stratégique qui fasse de la protection des riverains une priorité : lutte contre les nuisances, information et accompagnement des habitants, développement économique local.

La réelle question est celle des conditions de l’acceptabilité de l’activité aéroportuaire sur le territoire. Au-delà des considérations économiques et idéologiques sur le bien-fondé de la participation de l’État au capital d’acteurs économiques, la qualité de vie des habitants impactés par le trafic du deuxième aéroport d’Europe sont pour nous une préoccupation essentielle qu’il convient de prendre en compte et pour laquelle il faut des solutions concrètes et rapides.

Zivka PARK
Cécile RILHAC
Nathalie ELIMAS
Rodrigue KOKOUENDO