6600 élèves bénéficieront dès 2019 de l’accompagnement d’AESH dans le Val-d’Oise

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées, se sont rendus mardi 11 juin à Garges-lès-Gonesse, au sein de l’école Anatole France, afin de présenter l’ensemble des mesures déployées, dès la rentrée prochaine, pour une école pleinement inclusive. Le but de ce plan est d’apporter une solution à chaque élève handicapé pour réussir sa scolarisation.

                                                   

La nécessité de la mise en oeuvre d’un tel plan est partie du constat de rupture d’égalité entre les élèves. Le Ministre de l’éducation a ainsi reconnu que « beaucoup d’enfants en situation de handicap ne font pas leur rentrée dans les mêmes conditions que leurs camarades. »

A la rentrée 2018, plus de 340 000 enfants handicapés étaient scolarisés en milieu ordinaire et près de la moitié disposaient d’un accompagnement humain. Pour renforcer cet accompagnement, le gouvernement annonce « l’organisation d’un entretien d’accueil avec la famille, l’enseignant et l’accompagnant dans le mois qui suit la rentrée scolaire ».

Dans un souci de réactivité et de souplesse, le gouvernement s’engage ainsi à mieux accompagner les familles d’élèves handicapés à la rentrée 2019 avec la mise en place d’une cellule de réponse sur la prise en charge de leur dossier. Dans chaque département, cette cellule devra répondre aux questions sous 24 heures.

Ce sont également plus de 4500 postes d’AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) qui seront créés dès la rentrée prochaine. Le Ministre de l’éducation a assuré qu’« ils seront recrutés en CDD de trois ans renouvelable une fois, avant un CDI ». Dans le département du Val d’Oise ce sont désormais entre 6500 et 6600 élèves qui bénéficieront de cet accompagnement. 

Cet « effort quantitatif » doit aussi se doubler d’« un effort qualitatif » d’après les mots du Ministre. A ce titre, la création d’un « pôle inclusif d’accompagnement localisé » (Pial) dès septembre au sein de 300 écoles, 2 000 collèges et 250 lycées professionnels doit permettre de favoriser la coordination des différents acteurs et un meilleur suivi des élèves. Cette organisation plus efficace et plus proche du terrain prend des formes très concrètes. Avant la mise en place des Pial, il fallait attendre un AESH pour aller à l’école, désormais un AESH attendra l’élève pour aller à l’école. 

Dans le Val-d’Oise, il existe déjà des expérimentations depuis la dernière rentrée dans l’académie, notamment à Garges au sein de l’école Anatole-France, du collège Paul-Éluard et du lycée Arthur-Rimbaud, réunis au sein d’un Pial interdegré. L’académie devrait compter près de 200 Pial en septembre, dont 40 dans le Val-d’Oise, avant une généralisation prévue pour 2022.

Si toutes ces mesures ont été accueillies favorablement par les associations, et en particulier par l’APF-France handicap qui a salué à travers la voix de sa présidente Bénédicte Kail « une vraie volonté politique » du gouvernement sur cette question, c’est sans doute grâce à la méthode de concertation qui a prévalu. C’est en effet à l’issue de 30 réunions et de 90h d’échanges avec les différents acteurs du terrain, associations, accompagnants, syndicats, qu’ont été dessiné les contours de ce plan. 

Ces nouvelles mesures montrent ainsi toute la détermination du Gouvernement pour continuer à améliorer la scolarisation des élèves en situation de handicap et garantir leur réussite en milieu scolaire.

* Parole rapportée du Ministre de l’Education nationale