Quand l’initiative a été lancée par le président de la République, j’ai pensé immédiatement que ce moment devait permettre aux Français de retrouver le sens du dialogue. Ce peut être une chance de construire ensemble un contrat de société qui fasse sens.

 

L’ouverture aujourd’hui du grand débat national, voulu par le chef de l’Etat doit être une chance pour notre pays de retrouver le sens de l’écoute et du dialogue, de sortir enfin de la confrontation qu‘il connait depuis plus de deux mois.

 

Sans doute fallait il d’abord, ne rien céder sur le maintien de l’ordre public, et qu’il faille appréhender les raisons profondes du malaise qui s’est emparé du pays et trouver des réponses qui ne cèdent pas au piège de l’engrenage de la violence.

 

Concernant les thèmes abordés, dans ce grand débat, le gouvernement en a présenté quatre: la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté, l’organisation de l’Etat et des services publics. Mais les questions évoquées iront bien sur au-delà.

 

Ce débat est ouvert à toutes celles et ceux qui souhaitent y participer. Aucune porte n’est fermée, aucune question ne doit être écartée. Par exemple les questions de justice fiscale et de justice sociale seront très sûrement abordées. Le gouvernement devra et tiendra compte de toutes ses conclusions comme l’a rappelé le chef de l’Etat.

 

Je souhaite que la participation citoyenne soit la plus large possible et je ferai tout en tant que députée pour la faciliter auprès des maires et des forces vives de notre circonscription, associations, chefs d’entreprises, syndicats, citoyens.  Les uns et les autres peuvent compter sur ma participation et ma collaboration là où ils le désireront. Ce sont d’ailleurs les maires qui garantiront l’indépendance de ces débats, et leur rôle de ce point de vue est très important, je sais qu’un certain nombre d’entre eux ont déjà ouvert des cahiers de doléances dans leurs mairies.

 

Il reviendra ensuite, et en premier lieu au gouvernement, mais également à nous députés, de traduire  en mesures fortes, celles attendues, sur le plan social,  économique et de la démocratie.

 

Cette première phase d’écoute et de dialogue durera jusqu’au 15 mars, il va donc nous falloir débattre, chercher, innover, le faire avec toute la société, et toutes celles et ceux qui souhaiteront y participer dans une écoute respectueuse, souvent critique bien sur , d’entendre et de faire remonter toutes les suggestions pour l’amélioration de notre démocratie et sur la manière dont nous la mettons en oeuvre .

 

Car, au point où le pays en est de cette crise, il va bien falloir en sortir, et cette sortie, à mes yeux, il n’y en a qu’une qui soit possible: l’issue démocratique dans un climat enfin apaisé.

 

Ce débat démocratique peut être en effet l’occasion et une chance de dessiner à nouveau le projet français. C’est aussi à cet enjeu qu’il nous faudra répondre, car nous avons tous en commun le partage et l’avenir de notre pays.

 

Ce débat qui vient de s’engager, trouvera j’en ai la conviction, des traductions dans la politique qui sera conduite dans la deuxième partie du mandat du président de la République.

 

Il nous revient donc, suivant l’injonction du Président, de transformer avec vous les colères en solutions !